Des pénalités pour les entreprises qui ne joueront pas le jeu

 

L’avis d’une internaute. Si quelques sondages mettent en lumière la situation critique des cadres quinquas salariés, existe-t-il un observatoire permettant d’évaluer la situation précaire des cadres contraints de créer leur propre emploi suite à un licenciement ?
Il ne m’a pas semblé lire de statistiques à leur propos…
Je gage qu’on y découvrirait pléthore de profils d’ex cadres supérieurs aujourd’hui devenus « journaliers », avec des statuts de free-lance, en libéral ou en portage salarial, de chef d’entreprises individuelles, avec des contrats « à la mission » (interim management) ou en sous-traitance.
A y regarder de plus près, on y observerait aussi que les taux de rémunération et de facturation pratiqués(sous contrainte)pour ces intervenants économiques -souvent expérimentés et à forte valeur ajoutée-, sont en deçà des taux de rémunération / facturation pratiqués par des profils similaires (?) salariés, alors que ces derniers bénéficient de couvertures sociales amplement plus avantageuses.
A y regarder de plus près encore, on ne pourrait que constater la précarité des femmes ex cadres supérieures dans cette situation ; sans parler de celles, chefs de familles mono-parentales, qui affrontent quotidiennement des contradictions multiples. Et je n’ose évoquer les cas de femmes en longue maladie, cancer par exemple… Comme je n’oserais aborder les questions de formation continue, d’accès aux prêts bancaires ou, plus simplement, de disponibilité pour participer à la vie citoyenne…
Combien sont-ils ? Combien sommes-nous de « prolétaires du savoir » tapis dans une culpabilité silencieuse à double visage ? Le premier : »faire place aux jeunes » dans « la crise ». Le second : taire les bévues de gestion ou d’organisation constatées, pour survivre. L’issue consiste alors à nous replier sur des enjeux personnels aux contours nécessairement revalorisés, mais avec d’autant plus de frustrations que cette victimisation légitime les ostracismes subis et participe à augmenter les tensions communautaires.
Comment vivre cette folie à 48 ou 55 ans, quand l’esprit est alerte, la générosité et la clairvoyance à disposition car les enjeux identitaires ont été dépassés, les méthodes sont éprouvées et ont laissé place à la créativité, l’initiative est enfin courageuse et sûre, et les rôles d’éducation souvent actifs ?
D’aucuns tentent de « sublimer » en cultivant quelque jardin… d’autres voient leur santé abîmée par le stress… d’autres encore dénoncent l’absurdité, l’inconscience et les dangers d’une civilisation faisant fi de l’expérience et du savoir.
Mais, pour agir, quelle communauté rejoindre sans craindre encore d’alimenter les tensions ? et, en pratique, comment ? quand culture et contingences quotidiennes font obstacles…
Quand il n’y a plus de sens, seul l’ordre peut faire advenir un nouveau bon sens. Les lois sur la diversité doivent être imposées selon un plan graduel, ferme et piloté, à tous les postes et à toutes les fonctions, pour ouvrir les communautés et les systèmes aujourd’hui dangereusement fermés.

Je partage tout à fait votre constat. Je consacre d’ailleurs une longue analyse à l’âgisme et à la dévalorisation croissante de l’expérience dans les entreprises mais plus généralement aussi dans la société. J’ai aussi bien saisi votre souhait que les pouvoirs publics ne se reposent pas uniquement sur la bonne volonté des entreprises pour changer les choses. C’est la voie qu’a choisie le gouvernement qui a prévu de pénaliser les entreprises qui n’auront pas signé d’accord sur la gestion des âges à la fin de cette année.

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